Alice DINSENMEYER : Methodes inverses pour la caracterisation de sources aero-acoustiques

Du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020

Laboratoires : LVA (INSA Lyon) et LMFA (ECL)
Directeurs de thèse : J. Antoni, C. Bailly, Q. Leclère

Résumé:

La compréhension des phénomènes aéro-acoustiques à l’origine de l’émission d’ondes sonores represente un enjeu majeur pour la réduction des nuisances qui en résultent. Les phénomènes en cause sont étudiés par l’intermediaire de mise en œuvre expérimentales, ou de simulations numériques. Dans les deux cas, un résultat classique est constitué de pressions acoustiques obtenues en dehors de la zone source, siège des fortes turbulences à l’origine du bruit émis. Il est en effet compliqué d’accèder experimentalement, et de maniere non intrusive, à cette zone. D’autre part, les fluctuations de pression qui y sont observées sont largement dominées par les effets directs de la turbulence. Il est donc difficile, que ce soit expérimentalement ou numériquement, d'en déduire des caractéristiques acoustiques. Une approche inverse est donc souhaitable, basée sur une observation des ondes acoustiques en dehors de la zone source. Plusieurs approches sont utilisées dans ce but, on peut citer les méthodes basées sur la formation de voies, avec des traitements de type déconvolution permettant d’améliorer la résolution (DAMAS, CLEAN, ...) [1, 2] qui sont assez répandues dans le domaine.
L’objectif de cette thèse est d’aborder cette question également dans le cadre des méthodes d’identification de sources, formulées dans un cadre probabiliste [3,4]. Ce type d’approche est assez peu utilisé aujourd’hui en aéroacoustique, car sa mise en œuvre est assez délicate, nécessitant une étape de régularisation pouvant nuire à sa robustesse. Cependant, des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années, et l’approche pourrait se réveler bien adaptée aux problèmatiques de sources aéroacoustiques correlées, ou définies par des longueurs de corrélations spécifiques, cas dans lesquels des approches de type formation de voies peuvent être mises en échec. Un autre avantage de cette approche pourrait concerner l’accès aux aspects quantitatifs.