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CONFERENCES GRAND PUBLIC / EXPOSITIONS

Comment communiquaient les animaux préhistoriques ? A quoi ressemblaient leurs cris ?

 

Grâce à un travail de reconstitution de vocalisations, David Reby, enseignant-chercheur à l’UJM et chercheur en éthologie à l’ENES / CRNL a redonné de la voix à trois espèces d’animaux disparus : le mégacéros, le rhinocéros laineux et l’ours des cavernes. Inspirées par les travaux du chercheur sur la communication vocale animale, ces reconstitutions permettront au grand public d’entendre ces animaux disparus depuis des millénaires à l’occasion d’une exposition au Musée de Préhistoire de Solutré qui s'est tenue du 14 octobre 2020 au 31 août 2021.

Des reconstitutions de cris de trois espèces animales disparues

Pour reconstituer les vocalisations du Mégacéros, un cervidé préhistorique de taille très impressionnante, David Reby a choisi de modifier des cris de daim, dont l’apparence et la biologie se rapprochent de celles du Mégacéros (chez les deux espèces les bois sont palmés et les males sont plus gros que les femelles (fort dimorphisme sexuel). Le mégacéros étant de taille très supérieure au daim, le chercheur a abaissé le timbre et la hauteur de la voix de 30%, simulant un cou démesuré, et et des cordes vocales longues et épaisses, caractéristiques des espèces à fort dimorphisme sexuel, chez lesquelles les cordes vocales s'allongent et s'épaississent sous l'effet de la testostérone. Par ailleurs, la durée du cri a été allongée car la capacité pulmonaire supérieure de l'animal lui aurait permis de maintenir son cri sur une plus longue durée.

Pour simuler l'ours des cavernes, le chercheur a enregistré les sons d’une femelle grizzli, prénommée Julia, chez des dresseurs d'ours d’Orléans ayant l’agrément de l’Association Française de Protection des Animaux de Travail. La taille de l'ours des cavernes étant comparable à celle des grizzlis, les fréquences du cri n’ont pas été modifiées. L'enregistrement a été nettoyé pour supprimer les bruits parasites puis diffusé et ré-enregistré dans la Grotte du Limousis (Aude), dans la "salle des colonnes", dont l'acoustique était parfaite, et dont les parois portent des traces de griffes d'ours des cavernes, vielles d'au moins 16 000 ans. David Reby a fait le choix de saturer légèrement l'enregistrement pour augmenter l'agressivité apparente de l'animal, que l'on peut ainsi imaginer à l'entrée de sa grotte pour défendre son territoire.

Enfin, pour le rhinocéros laineux, David Reby a travaillé à partir d’un enregistrement de rhinocéros dont il a rabaissé les fréquences ainsi que la durée pour imiter un animal de taille légèrement supérieure, avant de le mixer avec un fond sonore enregistré en Ecosse.

Bien qu’il soit impossible de reconstituer à l’identique les cris des animaux disparus – les vocalisations ne laissant pas de traces - ces méthodes informées par nos connaissance scientifiques permettent de recréer des simulations aussi réalistes que possible.


QUE DISENT LES ANIMAUX ?

Visionner la conférence : ici

le 14 novembre 2019 - Grand Amphitéâtre de l'UDL

Présentée par Nicolas Mathevon - professeur à l’Université de Lyon-Saint-Étienne, membre de l’Institut universitaire de France, biologiste du comportement animal
- Equipe de Neuro-Ethologie Sensorielle, CNRS, Labex CeLyA (Centre Lyonnais de l’Acoustique)




Et Elisa Demuru – Post doctorante - Laboratoire Dynamique Du Langage, CNRS-Université Lumière Lyon 2,
Labex ASLAN (Systèmes dynamiques complexes du langage) Laboratoire Dynamique Du Langage, CNRS Université Lumière Lyon 2,
et Équipe de Neuro-Éthologie Sensorielle, CNRS, Université Jean Monnet, Saint-Étienne


A l’issue de la conférence, il a été remis à Elisa Demuru le Prix du Post doctorant étranger 2019 de l’Université de Lyon.

 

Présentation :

"Le crocodile vagit, le grillon craquette, la hyène rit, la mésange zinzinule…
De nombreux animaux communiquent par des sons, mais que se disent-ils ? Par des enregistrements et des expériences, menés dans les endroits parmi les plus reculés de notre planète, les chercheurs et chercheuses en bioacoustique explorent les signaux sonores des animaux. Lors de sa conférence, Nicolas Mathevon a exposé la diversité de ces mondes, depuis les pleurs des petits crocodiles à ceux des bébés humains en passant par les joutes sonores des éléphants de mer. Il a décortiqué les informations portées par les vocalisations animales et souligné la complexité de leurs communications, fournissant un éclairage inédit sur l’origine de notre propre langage."

Elisa Demuru a présenté ses recherches qui visent à explorer les effets de l'expérience sociale dans les premières années de vie sur la communication chez le bonobo (Pan paniscus) en étudiant les gestes, expressions faciales et vocalisations émis au cours d’interactions ludiques. En effet, L'acquisition des compétences sociales, émotionnelles et mentales dépend d'une combinaison de facteurs physiques et sociaux qui doivent être présents dans les premières années de vie. Chez l’humain et les autres primates, le jeu est le principal contexte dans lequel les jeunes doivent gérer des relations sociales et peut être utilisé pour dévoiler les déficiences causées par un développement social perturbé.

 

LE POUVOIR INSOUPCONNE DE LA MUSIQUE SUR NOTRE CERVEAU

3 avril 2019 - Musée des Confluences
Conférence dans le cadre des 80 ans du CNRS.

Organisateurs : Musée des Confluences, CNRS, CRNL

Conférence de Barbara Tillmann
(CNRS, Centre de recherche en neurosciences de Lyon)

Comment le cerveau perçoit-il la musique ? Comment la musique peut-elle stimuler le cerveau ?
Les travaux de Barbara Tillmann s’attachent à décrypter les mécanismes cognitifs et neuronaux permettant au cerveau humain de percevoir les structures musicales.

voir la vidéo ici

 

LANGAGE DES ANIMAUX : 15 ANS DE RECHERCHE AU LABORATOIRE ENES

25 mars 2019 - Université Jean Monnet

Lors d’une conférence : les chercheurs et les chercheuses de l’équipe ENES  (UJM /Neuro-PSI-CNRS/Paris-Sud) partageront avec vous leurs découvertes sur la communication animale et la bioacoustique : le langage des grands singes, compter la perdrix des neiges grâce à des outils acoustiques, les combats sonores des éléphants de mer…

Le crocodile vagit, le grillon craquette, la hyène rit, la mésange zinzinule… de nombreux animaux communiquent par des sons, mais que se disent-ils ? Par des enregistrements et des expériences, parfois menées dans certains des endroits les plus reculés de notre planète, les chercheurs et chercheuses du laboratoire ENES explorent les signaux sonores des animaux sauvages. En décortiquant les informations portées par ces vocalisations, les recherches de l’ENES soulignent la complexité des communications acoustiques animales, et fournissent un éclairage inédit sur l’origine de notre propre langage. Lors de cet après-midi de conférence, le public pourra ainsi explorer la diversité de ces mondes sonores, depuis les poissons jusqu’aux bonobos, en passant par les crocodiles, les oiseaux, les éléphants de mer…

Intervenants :
Marilyn BEAUCHAUD, Maître de conférences
Florence LEVRERO, Maître de conférences
Nicolas MATHEVON, Professeur, membre senior de l’Institut universitaire de France
Vincent MEDOC, Maître de conférences
David REBY, Professeur

PERCEVOIR LES PAYSAGES SONORES, DE L'AUDITION A LA COGNITION

6 octobre 2018

Cette conférence sera donnée le 6 octobre prochain, dans le cadre de la Fête de la Science 2018 à la bibliothèque du 5ème arrondissement de Lyon, elle sera présentée par Nicolas Grimault, Acousticien, chercheur CNRS au Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon, équipe Cognition Auditive et Psychoacoustique.

La psychoacoustique s'intéresse aux mécanismes perceptifs de l'audition. Loin de permettre un enregistrement fidèle de notre environnement sonore, notre système auditif est un système complexe héritant de contraintes physiologiques mais bénéficiant d'un ensemble de mécanismes cognitifs lui permettant d'interpréter les scènes auditives auxquelles il se trouve confronté et de percevoir ainsi des paysages sonores complexes. Cette aptitude d'interprétation en fait un système aux performances extrêmes qu'aucun algorithme n'est parvenu à égaler à ce jour.
Cette présentation exposera synthétiquement ce que nous savons du fonctionnement de ce système et illustrera par des exemples audiovisuels les mécanismes sensoriels de l'analyse des scènes auditives. Un ensemble d'illusions auditives permettront également aux auditeurs de pénétrer le fonctionnement de ce système complexe et de comprendre le rôle des connaissances pour la perception. 

JOURNEES CUIVRES

1er et 2 mars 2018

Deux après-midi de conférences sur les cuivres sont organisées, en partenariat avec le CNSMD de Lyon, le LabEx CeLyA, l’Université Ouverte Lyon 1 et le GSAM/SFA* , avec notamment deux exposés par des chercheurs du CNRS spécialistes de la physique de ces instruments (* GSAM/SFA Groupe Spécialisé en Acoustique Musicale de la Société Française d’Acoustique)

Coordination : Sébastien Ollivier (Université Lyon 1)
& Maxime Marchand (département de culture musicale du CNSMDL)
Un concert d’Ensembles de cuivres du CNSMD de Lyon concluera ces journées.
Résumé des conférences par les scientifiques (Christophe Vergez LMA & Joël Gilbert LAUM, DR CNRS)

Jeudi 1er Mars 14h: " Introduction à l’acoustique des cuivres, de la physique à la musique"
La production du son par les cuivres sera présentée au travers de résultats récents de la recherche en acoustique musicale. L’accent sera mis en particulier sur le rôle joué par le musicien. Grâce à des allers-retours entre physique et musique, plusieurs caractéristiques du jeu des cuivres seront explorées. L’exposé ne nécessite pas de pré-requis particuliers.
Vendredi 2 Mars, 16h : « L’acoustique des cuivres, du carnyx aux cuivres modernes »
La conférence permettra de découvrir le fonctionnement intime des instruments de musique à vent, et plus particulièrement des instruments de la famille des cuivres. Ce « point de vue du physicien » sera illustré de nombreuses démonstrations enregistrées ou réalisées en direct. La conférence s’adresse à un public large, musiciens et mélomanes, et ne nécessite pas de pré requis particuliers.
Les Conférences et le concert sont gratuits.
Le programme et le lieu sont consultables sur le site internet du CNSMD de Lyon : ici

 

PERCEPTION MUSICALE SOMMES NOUS TOUS EXPERTS ?

Conférence de Barbara Tillmann dans le cadre des conférences de Printemps de l'Université de Lille Mars 2018
 

Des recherches sur la perception musicale montrent que même les auditeurs non musiciens deviennent sensibles aux régularités du système musical par simple exposition aux pièces musicales dans la vie de tous les jours. Ces connaissances musicales se révèlent très élaborées ; elles influencent la perception des sons et permettent la compréhension des structures musicales. Par contre, pour quelques personnes, la musique ne fait pas de sens : elles sont incapables de reconnaître une chanson familière sans paroles ainsi que de détecter une fausse note ou quand quelqu’un chante faux (y compris eux-mêmes). Ces personnes sont atteintes d’“amusie congénitale”, un déficit musical sans d’autres déficits cognitifs ou auditifs.
Étudier comment le cerveau traite la musique (dans son fonctionnement normal et déficitaire) est devenu l’objet d’un nombre grandissant de recherches qui, avec les recherches étudiant la perception du langage, contribuent à notre compréhension du fonctionnement du cerveau.
Barbara Tillmann est directrice de recherches au CNRS et anime l’équipe «cognition auditive et psychoacoustique» au sein du centre de recherche en neurosciences de Lyon. Après avoir effectué sa thèse à l’Université de Bourgogne, elle part en stage post doctoral aux États-Unis avant de revenir à Lyon. Elle s’attache à décrypter les mécanismes cognitifs et neuronaux permettant au cerveau humain de percevoir la musique. Elle étudie plus particulièrement les phénomènes d’amusie congénitale qui touchent environ 4% de la population. Elle a également contribué à révéler le rôle bénéfique de la musique dans le traitement de certains troubles cognitifs (dyslexie, dysphasie). Elle a participé à plus de 120 publications dans des revues internationales de très haut niveau comme Nature, Journal of Neuroscience, Neuropsychology. Elle est l’auteur d’un livre et a écrit des chapitres dans 21 ouvrages très diffusés. Chose remarquable, elle a obtenu la médaille de bronze puis d’argent du CNRS respectivement en 2004 puis 2016. Elle collabore avec de nombreux laboratoires et notamment avec l’Université de Sydney où elle est très impliquée dans les thèmes de recherche et dans l’enseignement.

à suivre ici